La Saône,
réveillée d’un coup par des rires enfantins, elle
ouvre son lit à ses gones, ses gamins.
Quelques uns, maladroits, dans son édredon se noient.
Mais de ses bras maternels au quai elle les ramène avec joie.
Parfois, jour de fête !
Toute la pouponnière s’apprête !
Les plus courageux montent dans les bacs, qui les
mèneront vers leurs frêles barques.
Après les festivités et les vainqueurs couronnés, les
gones s’oublient dans l’ivresse.
Attention, la crue monte ! Tous à Fourvière, et
espérons qu’au fil de nos prières notre mère se calme pour qu'on
puisse repartir à la rame sur ses flots joueurs et en oublier
l’heure.
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